Le masque: Instant de grâce

Il attendait simplement de trouver celle avec laquelle il pourrait réaliser ce désir, ce fantasme, peu importe le nom.
Il l’avait choisi sobre, en satin noir et la seule chose qu’il vérifiât fut qu’il ne laissait rien passer : un nouveau jeu pour les sens, pour la peau…
Il ne fallait pas qu’elle ait peur car c’était son fantasme à lui mais pour son plaisir à elle, à eux.
Maintenant qu’il s’était décidé à l’acheter il avait hâte de déshabiller la femme qu’il aimait, d’admirer son corps nu et chéri et enfin avant de la toucher lui poser sur les yeux le masque : cette seule idée le faisait bander.
Il ne voulait pas lui en parler avant, ce serait une surprise.
Il était rentré chez eux sans se presser, essayant d’imaginer à quel moment il lui couvrirait les yeux, combien elle serait belle, ses longs cheveux noirs éparpillés autour de ce si joli visage rond et doux. Il pensait à sa bouche si bien dessinée, ses lèvres charnues qui savaient si bien le baiser, le goûter, le faire enfler.
Avec le masque il était sûr qu’elles seraient encore plus mises en valeur surtout si elle les habillait d’un beau rouge qui ferait ressortir la pâleur de son teint. Elle serait merveilleuse vêtue de ce seul bout de tissu.
Ce serait parfait…
Est-ce qu’elle serait déjà à la maison ?
Il espérait que non car cela lui laisserait le temps de tout préparer, y compris un petit dîner simple mais au champagne.
Il eut donc le temps pour préparer leur petite soirée ; il avait caché le masque dans le tiroir de la table de nuit et il n’avait plus qu’à l’entraîner dans leur chambre après le repas…
Elle fut un peu surprise par ce petit dîner impromptu au champagne, et reconnut la petite étincelle qui brillait dans les yeux de son compagnon comme l’annonce du plaisir.
Elle s’éclipsa en lui demandant de venir la rejoindre dans leur chambre.
Elle était totalement nue dessous et désirable à souhait.
Il l’embrassa et disparut quelques secondes. Il revint avec le masque qu’il lui mit sur les yeux tout en lui demandant si elle voulait bien….
Elle était debout devant lui, et malgré le noir devant ses yeux, elle sentait qu’il la regardait sans savoir ce qu’il regardait : son visage, ses seins qui se tendaient, son bas ventre déjà humide, ses cuisses prêtes à s’ouvrir ?
Elle ne savait rien de ce qui allait se passer, où ses mains et sa langue allaient se poser, comment son corps allait réagir. Tout çà était nouveau, la réalisation d’un désir depuis si longtemps contenu…
C’était doux, tendre, agaçant aussi de ne rien pouvoir contrôler, et quand il la prit par la taille pour la sentir contre lui, elle se cambra un peu plus pour être plus près de son désir et sentir contre ses fesses une force dure, chaude et vibrante.
Elle attendait le moment où sa langue se promènerait entre ses fesses… Elle adorait çà et il savait qu’elle ne lui refuserait l’exploration d’aucune partie de son corps qu’il connaissait par cœur.
Elle se sentait parfaitement et délicieusement indécente, lui offrant ce qu’elle avait de plus intime pour un plaisir partagé .
Elle se sentait vulnérable et en même temps prenait conscience qu’ils s’offraient tous les deux un cadeau merveilleux.
Enfin il l’entrouvrit, enfin sa langue léchait son anus par petites touches délicates et légères. Elle ne put contenir un cri, ni l’envie de se cambrer un peu plus pour s’offrir. Il s’attarda longtemps sur cette intimité pleine d’interdits.
Elle écoutait son corps sans aucune crainte et même si ils s’étaient déjà livrés à de multiples reprises à cette caresse si intime et source de tant de plaisir, c’était la première fois qu’elle en percevait toute la force et surtout c’était la première fois qu’elle sentait qu’il allait la faire jouir de cette manière.
Etait ce à cause du masque qui l’empêchait de voir ce qui se passait? Peu importait.
Pourtant c’était bien lui.
Il le comprit aussi, et c’est au moment où elle sentit que l’orgasme venait qu’il lui dit combien il la trouvait belle, combien il aimait la voir comme çà, totalement ouverte, prête à le recevoir si elle le souhaitait, combien elle était mouillée, peut être comme elle ne l’avait jamais été…
Ses mots décuplaient son plaisir : elle aimait quand il lui racontait ce qu’il lui faisait.
Il répondit à ses attentes : son clitoris gonflé et inondé roulait sous la caresse de ses doigts et de sa bouche qu’il promenait avec application entre ses cuisses d’avant en arrière pour ne pas perdre un centimètre de peau.
Elle pensait à cet instant que l’alchimie entre deux corps c’est aussi une question de peau que l’on imagine, que l’on touche, qu’on respire, qu’on goûte. La reconnaissance de l’autre… Elle fut soudain surprise de jouir brusquement dans une espèce de vertige et elle eut envie d’enlever le masque, de se retourner, de le regarder, de l’embrasser, de le prendre dans sa bouche pour le sucer.
Il dut deviner ses pensées et ne lui laissa pas le temps de prendre la moindre initiative car déjà elle perçut encore son souffle devant son visage et ses baisers sur ses lèvres qui lui murmuraient qu’il n’en avait pas fini. Elle se contenta de sourire et de lui répondre qu’elle voulait encore jouir.
Quel bonheur !
Il était maintenant devant elle et elle en profita pour prendre dans ses mains son sexe terriblement tendu qu’elle frotta doucement contre son ventre. Sans doute la regardait-il. Il se laissa faire et elle l’imaginait les yeux fermés, la tête un peu rejetée en arrière, savourant ce contact.
Elle pouvait entendre que sa respiration était plus lourde, que sa queue vibrait sous ses doigts lorsqu’elle insistait un peu plus sur le gland.
Il voulut caresser ses seins dont le bout terriblement dur effleuraient son torse mais ce qu’elle voulait elle, c’était le sucer, le lécher à son tour et qu’il la prenne ensuite.
Elle appréciait ce moment parce qu’elle savait que cela allait lui arracher un cri, et surtout parce qu’elle allait le sentir gonfler encore plus sous sa langue qu’elle promenait de haut en bas, sur le pourtour de son gland, sous la petite peau qui le recouvrait.
De temps en temps elle le lâchait pour aller baiser ses couilles qu’elle aimait aussi prendre dans sa bouche. Elle entendait sa respiration presque haletante, sentait qu’il avait envie qu’elle aille plus loin, plus profond mais qu’en même temps il se retenait pour ne pas exploser tout de suite.
Se faire lécher et en même tant branler était une chose follement excitante pour les sens surtout avec les yeux bandés. Elle était totalement incapable de contrôler quoique ce soit, inondée de bonheur… Maintenant elle voulait encore le sucer, goûter son propre goût sur sa queue avant qu’il la mette dans son ventre mais il ne pouvait plus attendre.
Elle ne voyait rien de lui, ce qui décuplait son plaisir, l’imaginant en train de regarder sa queue rentrer et sortir lentement entre ses jambes en même temps qu’il écartait ses fesses pour y passer un doigt curieux et indiscret.
C’était une sensation physique d’autant plus délicieuse qu’elle sentait combien il était excité par cette position indécente.
Elle contenait la venue de son orgasme parce qu’elle voulait qu’il vienne en même temps qu’elle et elle l’invita à ne plus se retenir : elle le connaissait par cœur et lorsqu’elle sentit que ses mains s’accrochaient à ses hanches pour l’enfoncer plus loin, il allait lui aussi jouir, couler brusquement dans son ventre et crier combien c’était bon de baiser ensemble.
Lorsqu’il se retira, elle ne songeait même plus que ses yeux étaient bandés, d’ailleurs elle ne pensait plus vraiment à rien….





